16 Juin

Format court ou long, que choisir pour ses contenus ?

C’est en lisant un article de l’ADN “Brand Content : le format long a de l’avenir” que j’ai réalisé que le sujet de la taille du contenu avait une importance particulière pour mon travail (comme quoi, ceux qui disent que la taille n’a aucune importance mentent). Si le brand content n’est pas spécifiquement lié à mon métier, le choix du format court ou long se pose aussi pour des contenus comme j’en propose à mes clients. Alors oui, j’aurais pu simplement donner mon avis définitif mais alors mon contenu aurait été trop court (voir dernier paragraphe si besoin).

Ça veut dire quoi format court ? (et du coup format long)

Tout d’abord il faut définir ce qu’on entend par format long ou court. Ça tombe bien parce que j’ai eu du mal à trouver l’information sur le web. Tout le monde parle de ces fameux formats mais très peu sont capables de vous expliquer ce qui se cache derrière. Dans la presse écrite, il semblerait qu’un format long se situe au-dessus des 2000 mots. Sur le web, le format le plus long qu’on m’ait commandé se situait autour des 1500 mots. Ça me paraissait énorme par rapport aux formats habituels, la preuve qu’il y a bien une différence de traitement entre web et presse écrite. Ironiquement il apparaît que les formats courts tendent à disparaître dans la presse écrite tandis que les formats longs sont de plus en plus communs sur le web. J’ai commencé par écrire pour des clients des formats d’environ 1500 signes (soit environ 250 mots), aujourd’hui la norme est plutôt de 3000 à 5000 signes (entre 500 à 800 mots). J’établis donc d’une façon tout à fait arbitraire que le format long sur le web se situe au-dessus des 5000 signes et que le format court est plutôt sur une base de moins de 3000 signes.

C’est l’intention qui compte

Remarquez qu’ici on parle bien de quantité et non de qualité. Personne ne se pose la question de ”Contenu intéressant ou nul, que choisir ?” Ça tombe sous le sens qu’un article intéressant est bien plus préférable qu’un article vide alignant des mots presque au hasard (enfin, c’est à se demander parfois). Le fait est que certains se retrouvent à faire du format long pour faire du format long. Comprenez qu’il y a eu une obligation (stratégique ou contractuelle) d’écrire un long texte pour que ce dernier soit SEO Compatible et Google Friendly. Certains considèrent que des sujets ne méritent pas un long discours, je ne suis pas tout à fait de cet avis. Disons qu’il existe plutôt des intentions qui n’ont pas vocation à générer un long contenu. Pour moi l’exemple le plus convaincant est une photo que vous souhaitez partager, une image que vous trouvez parlante. Inutile de rajouter un long texte en complément si votre intention est que chaque lecteur ait sa propre interprétation. N’écrivez pas pour que les signes s’additionnent parce qu’au final le seul signe qu’on retiendra c’est que vous en croyez pas en votre discours. Vous perdrez votre temps et celui de vos lecteurs également.

L’argument du format court

C’est vrai, le lecteur n’a pas forcément beaucoup de temps devant lui. La plupart du temps, il n’en a pas du tout. Il a peut être même atterri sur votre page pour passer quelques minutes avant de s’attaquer à une chose sérieuse. Ce facteur temps laisse à penser qu’un format court est beaucoup plus adapté à la lecture sur le web et donc qu’il serait idiot de faire un long discours trop effrayant pour le public habituel. En fait, c’est un peu l’argument massue pour celui qui veut en faire le moins possible (ou payer le moins possible). C’est évidemment une erreur puisque le format court ne prend pas le temps de poser son sujet et d’éventuellement répondre à la demande sous-jacente de celui qui lit la page. Il faut bien réaliser en tant que créateur de contenus que les personnes effectuant des requêtes sur les moteurs de recherche ne sont pas tous des spécialistes de la recherche sur Internet. Autrement dit, ce qu’ils ont l’air de chercher n’est pas toujours ce qu’ils cherchent vraiment. Le format long, en s’attardant sur le sujet principal et les questions annexes, a beaucoup plus de chances de répondre à l’interrogation du lecteur.

Toujours s’interroger @Jonathan Simcoe

Le format long, ses règles du jeu

Pour résumer, si vous voulez avoir une chance de gagner, misez plutôt sur le long. Après, comme je l’évoquais précédemment, le format long n’est pas une simple accumulation de caractères. C’est un format qui demande quelques efforts, ne serait-ce parce que cela prend toujours plus de temps d’écrire plus que moins (rappelons l’évidence).

Prenons un exemple concret pour illustrer mon propos. Supposons que vous devez écrire sur “La cuisson des pâtes”, on pourrait répondre à cette question par “Plongez vos pâtes dans l’eau bouillante et suivre le temps indiqué sur le sachet”. C’est court, ce n’est pas faux mais ça n’a aucun intérêt. Pour rendre ce contenu plus long et intéressant, il faut élargir mais aussi détailler. Le principe est simple : posez-vous toutes les questions qui peuvent graviter autour du sujet principal. Quel matériel pour cuire ses pâtes ? Quelle quantité d’eau ? Quelle est la forme des pâtes ? S’agit-il de pâtes italiennes, chinoises, japonaises, alsaciennes ? Quel est l’ingrédient des pâtes ? S’agit-il de pâtes complètes ? Que signifie cuisson Al Dente ? Pourquoi la cuisson Al Dente est-elle considérée comme meilleure ? Etc. Toutes ces questions vont vous permettre de densifier votre texte mais aussi d’ébaucher une structure. Grâce à la structure, vous pouvez construire votre contenu de façon intelligible mais en plus cela permet à l’utilisateur de trouver plus rapidement ce qu’il est venu chercher (et en plus Google aime ça, le super bonus). Pour structurer un contenu sur le web, vous avez des outils à disposition comme les titres, les mises en gras, les listes, les tableaux, etc. Si vous avez du plaisir à relire votre (long) texte, c’est gagné.

Du coup, format court ET format long ?

Ça va finir par devenir une rengaine de proposer ici une réponse mi-figue mi-raisin (comme sur les sujets libres et imposés). Qu’il s’agisse de formats longs ou courts, restez concentré sur votre intention : quelles informations ai-je envie de transmettre ou dois-je transmettre ? Quelles explications donner ? Est-ce que je crois au contenu que je suis en train d’écrire ? Quelle est ma motivation ? La taille du contenu suivra alors naturellement.

08 Juin

Écrire pour la thématique enfants, qu’est-ce que ça change ?

Quand j’ai créé mon blog de « maman » en 2009, je ne pensais pas qu’il m’emmènerait là où je suis aujourd’hui.
Il s’agissait d’un blog de petites chroniques plus ou moins humoristiques racontant ma vie de mère et tout ce que cela implique en terme de joie, d’angoisse et de doigts dans les prises à éviter. Un blog, donc, à destination des parents principalement, vous aurez saisi.
Ce blog m’a permis de rencontrer un éditeur qui a eu confiance en moi pour publier mon livre et mes désormais clients actuels et futurs pour qui je fournis du contenu rédactionnel sur le thème enfants/parents.
C’est mon domaine principal d’activité à ce jour, bien que je m’amuse tout autant à créer des dossiers sur des vélos électriques ou des fiches techniques de chaises de bureau (on est multi-tâches ou on ne l’est pas).
Cependant, écrire sur le sujet « enfants » et sur la parentalité peut être quelque chose de très différent.

Ah ?

Oui, oui. Je vous assure. Il ne faut jamais (JAMAIS !) s’adresser à la cible parentale comme à n’importe quelle cible.

Danser sur des œufs

Les sujets afférents à la parentalité sont légions et sont bien plus « touchy » qu’un débat sur les chocolatines et les pains au chocolat.
Si on ne parle « que » du sujet de l’éducation, déjà, il faudra bien prendre garde à la cible initiale. Les différents modes d’éducation deviennent parfois un véritable terrain de chasse à « celui qui a raison ». Hors, on sait bien que personne n’a vraiment raison sur ce genre de sujets, puisqu’aucun parent ni aucune éducation ne peut être qualifiée de parfait-e-s.
Mieux vaut traiter le sujet de manière détournée, avec humour, détachement et un maximum de diplomatie pour ne pas se retrouver à gérer des centaines de commentaires furieux le lendemain d’une publication.

Connaître les parents à qui on s’adresse

Selon le site sur lequel sera publié l’article traitant de la parentalité ou des enfants de manière générale, il faudra prendre quelques précautions.
A commencer par bien définir les lecteurs de ce site.
Les gros sites généralistes drainent des parents aux regards diamétralement opposés sur des points comme l’éducation, la santé de l’enfant, la grossesse, la scolarité, l’humour etc…
Les plus petits sites, sur des sujets plus ciblés, rassemblent quant à eux des lecteurs parents qui consultent les articles en connaissance de cause, pour s’informer plus que se divertir, on adaptera donc le ton et le forme en fonction de ce que l’on peut déjà savoir de ces publics cibles ainsi qu’éventuellement de ce qu’on a pu noter de leurs réactions antérieures sur les réseaux sociaux des sites concernés.

La culpabilité en guise d’épée de Damoclès

La culpabilité est LE souci numéro un du parent lambda, à croire que ce sentiment nait en bonus entre le nouveau-né et le placenta. Écrire à destination des parents, c’est savoir donc jongler avec cette donnée et ne pas rentrer dans des jugements tranchés emprunts de bons sentiments moralisateurs pour ne pas en rajouter.

Encore une fois, si on connaissait la façon parfaite d’éduquer les enfants ça se saurait, alors, lorsque l’on parle d’eux, on reste dans le conseil bienveillant en slalomant entre les polémiques improductives, et on génère plutôt un véritable réseau qu’un buzz incontrôlable.

02 Juin

Trouver un sujet sans perdre de temps

Le temps, cette denrée rare qui affole tous les freelances, est une composante essentielle dans la réussite de notre projet professionnel. Laissez-le filer et vous pourrez rapidement dire adieu à votre entreprise. Honnêtement c’est une donnée sur laquelle je ne m’étais pas penchée quand j’ai commencé mon travail en tant qu’indépendante et je l’ai payé très cher. Aujourd’hui je sais que dominer son emploi du temps peut non seulement vous distinguer des autres mais aussi rendre votre journée beaucoup moins stressante. On aurait donc tort de s’en priver.

Il y a plusieurs situations qui nécessitent de trouver une idée d’article. Par exemple le client peut vous laisser libre de choisir (donc de trouver) ou vous publiez vous-même un blog. Dans ce cas, la recherche d’un sujet peut être chronophage. Voici la méthode (en tout cas celle qui marche pour moi) pour éviter de perdre du temps à trouver un sujet.

Commencez par en perdre

Pour faire court, on pourrait dire « Quand ça veut pas, ça veut pas ». Un sujet ne s’impose pas de lui-même quand vous vous obstinez à vouloir en trouver un. Je peux même dire que dans le meilleur des cas, vous ne trouverez qu’un sujet bancal et banal qui vous ennuiera. Face à cet obstacle qui semble infranchissable, la meilleure méthode consiste à s’éloigner du but. Elle est d’ailleurs assez semblable à celle de Natacha pour retrouver la motivation d’écrire.

S’éloigner du but n’est pas qu’une image. Le plus souvent il est nécessaire de vraiment se séparer physiquement de son outil de travail, de sortir de son bureau et d’aller voir ailleurs. Pour moi c’était l’occasion des pauses clopes mais depuis que j’ai arrêté de fumer, je suis passée au tour de quartier. Non seulement c’est bien meilleur pour la santé mais en plus je peux être influencée par tout ce qui m’entoure.

Être constamment à l’affût

Un sujet d’article intéressant arrive sans crier gare. Il ne vient pas à heure fixe, c’est dommage mais il faut s’y accoutumer. La méthode la plus simple est de garder à ses côtés un carnet pour y noter toutes ses idées. Pas besoin d’en faire un bullet journal, une simple liste fonctionne. Avec un smartphone, vous pouvez d’ailleurs aussi y arriver. Il existe des applications de listes très simples à utiliser. Quelque soit le support, ne remettez pas à plus tard les notes sur votre idée. Les 3/4 du temps, on finit par oublier le sujet tout en se rappelant qu’on en avait un. C’est très agaçant.

La notion de carnet est importante car elle souligne le fait que vous devez être constamment vigilant sur les opportunités de sujet. Votre cerveau ne doit pas être au repos quand vous n’êtes pas devant votre écran. Au contraire, le monde extérieur peut se représenter comme un vaste champ de sujets libres. A vous de les cueillir !

Avoir conscience de s’égarer

Comme je le disais, il m’arrive de partir faire une petite marche si l’inspiration tarde à venir. D’autres solutions s’offrent à vous comme surfer sur les réseaux sociaux ou sur des sites web. En fonction des thématiques abordées, j’ai également une liste de sources que je consulte régulièrement. Elles me permettent de définir les sujets en vogue, la façon de les aborder et les expressions qui marchent pour les titres. Dans ces cas-là je préfère m’autoriser un créneau de « perdition ». Je peux me donner par exemple deux heures de récréation virtuelle en allant flâner sur des sites web ou des réseaux sociaux. Au bout de ce laps de temps et même si je n’ai pas trouvé de bons sujets, j’arrête les frais. C’est important sinon on pourrait facilement y passer la journée.

De la même façon, quand je suis en train de surfer je reviens constamment à cette idée que je suis à la recherche d’une idée. On peut comparer cela à la méditation. Quand vous sentez que votre esprit commence à s’égarer et que vous devez le ramener à la pleine conscience. Ce n’est pas parce que l’on surfe sans destination précise qu’il faut oublier la raison première de ce voyage virtuel.