08 Juin

Écrire pour la thématique enfants, qu’est-ce que ça change ?

Quand j’ai créé mon blog de « maman » en 2009, je ne pensais pas qu’il m’emmènerait là où je suis aujourd’hui.
Il s’agissait d’un blog de petites chroniques plus ou moins humoristiques racontant ma vie de mère et tout ce que cela implique en terme de joie, d’angoisse et de doigts dans les prises à éviter. Un blog, donc, à destination des parents principalement, vous aurez saisi.
Ce blog m’a permis de rencontrer un éditeur qui a eu confiance en moi pour publier mon livre et mes désormais clients actuels et futurs pour qui je fournis du contenu rédactionnel sur le thème enfants/parents.
C’est mon domaine principal d’activité à ce jour, bien que je m’amuse tout autant à créer des dossiers sur des vélos électriques ou des fiches techniques de chaises de bureau (on est multi-tâches ou on ne l’est pas).
Cependant, écrire sur le sujet « enfants » et sur la parentalité peut être quelque chose de très différent.

Ah ?

Oui, oui. Je vous assure. Il ne faut jamais (JAMAIS !) s’adresser à la cible parentale comme à n’importe quelle cible.

Danser sur des œufs

Les sujets afférents à la parentalité sont légions et sont bien plus « touchy » qu’un débat sur les chocolatines et les pains au chocolat.
Si on ne parle « que » du sujet de l’éducation, déjà, il faudra bien prendre garde à la cible initiale. Les différents modes d’éducation deviennent parfois un véritable terrain de chasse à « celui qui a raison ». Hors, on sait bien que personne n’a vraiment raison sur ce genre de sujets, puisqu’aucun parent ni aucune éducation ne peut être qualifiée de parfait-e-s.
Mieux vaut traiter le sujet de manière détournée, avec humour, détachement et un maximum de diplomatie pour ne pas se retrouver à gérer des centaines de commentaires furieux le lendemain d’une publication.

Connaître les parents à qui on s’adresse

Selon le site sur lequel sera publié l’article traitant de la parentalité ou des enfants de manière générale, il faudra prendre quelques précautions.
A commencer par bien définir les lecteurs de ce site.
Les gros sites généralistes drainent des parents aux regards diamétralement opposés sur des points comme l’éducation, la santé de l’enfant, la grossesse, la scolarité, l’humour etc…
Les plus petits sites, sur des sujets plus ciblés, rassemblent quant à eux des lecteurs parents qui consultent les articles en connaissance de cause, pour s’informer plus que se divertir, on adaptera donc le ton et le forme en fonction de ce que l’on peut déjà savoir de ces publics cibles ainsi qu’éventuellement de ce qu’on a pu noter de leurs réactions antérieures sur les réseaux sociaux des sites concernés.

La culpabilité en guise d’épée de Damoclès

La culpabilité est LE souci numéro un du parent lambda, à croire que ce sentiment nait en bonus entre le nouveau-né et le placenta. Écrire à destination des parents, c’est savoir donc jongler avec cette donnée et ne pas rentrer dans des jugements tranchés emprunts de bons sentiments moralisateurs pour ne pas en rajouter.

Encore une fois, si on connaissait la façon parfaite d’éduquer les enfants ça se saurait, alors, lorsque l’on parle d’eux, on reste dans le conseil bienveillant en slalomant entre les polémiques improductives, et on génère plutôt un véritable réseau qu’un buzz incontrôlable.

25 Mai

Comment écrire quand on n’a pas envie ?

Dans la tête de beaucoup de personnes de mon entourage, j’écris toujours avec joie et entrain et pour eux, tout cela est très naturel puisque relatif à une passion.
Sauf que parfois, parce qu’il y a de la fatigue, parce qu’il fait très beau, très mauvais, que l’humeur n’est pas là ou parce que l’inspiration ou la motivation ne sont pas au rendez-vous, je n’ai pas envie d’écrire.
Du tout.
Et pourtant, quelquefois, il faut tout de même écrire pour un client, une deadline ou toute autre obligation, et il faut bien s’y mettre !
Mais comment ?

Trouver la motivation pour écrire.

Si c’est vraiment un problème de motivation, je vais ailleurs. Je change complètement de lieu. L’expression “changer d’air” prend tout son sens lorsque que je bouscule mes habitudes d’écriture. Je travaille à domicile et parfois, ça peut devenir oppressant. J’ai deux ou trois cafés avec wifi pas très loin de chez moi et il rebooste régulièrement ma motivation. Il suffit de trouver ceux qui correspondent le mieux à ce qu’on aime et nous voilà “comme à la maison”, les machines à étendre et l’aspirateur à passer en moins.

Revoir son organisation.

J’écris souvent d’un seul trait, sans pause, la tête dans le guidon, captivée par mon sujet. Mais quand ça veut pas…. C’est plus compliqué et je dois ruser mon cerveau qui, tout seul, s’est mis en jachère.
J’y vais, dans ces cas là, au pas à pas.
Idée par idée, paragraphe par paragraphe. Entre chaque, je fais une pause pour faire autre chose : travailler sur un autre sujet, éditer une facture, répondre à des mails, me faire couler un café (et le boire).
Et je reprends.
C’est un peu plus long mais finalement pas plus que de rester devant une page blanche à ne rien sortir. Le plus souvent, une fois les trois ou quatre premiers paragraphes écrits, tout redevient fluide, il suffit juste de relancer la machine.

Reculer pour mieux sauter.

Quand j’ai l’impression d’avoir les pieds ancrés dans le béton et que rien de qualitatif ne sort de mon clavier, je renonce et remets à plus tard.
On pourrait penser à de la procrastination, mais je préfère rendre un travail qui me satisfait que de rendre un article écrit à reculons qui n’aura aucune âme sous prétexte qu’il le fallait à 14h.
Il m’arrive, parfois, donc, de demander de prolonger une deadline, de m’arranger avec le client, en étant transparente avec lui sur mes raisons. Non, mon chien n’a pas mangé mon clavier, je voudrais juste être plus opérationnelle pour rendre un travail soigné, ce qui n’est pas le cas là tout de suite.

Dire non.

Et rater un contrat ? Oui.
Se forcer à accepter un sujet simplement pour de l’argent n’est pas suffisant.
Évidemment, souvent, j’écris sur des sujets qui ne m’intéressent pas particulièrement, ce sont d’ailleurs des exercices à la fois intéressants et enrichissants pour moi (après quelques recherches pour savoir de quoi je parle).
En revanche, les sujets qui vont à l’encontre de quelques-uns de mes principes, par exemple, je refuse de les traiter. Parce que j’aurais beau essayer de m’y mettre, de me motiver, de l’écrire pas à pas, je ne ferais pas du bon boulot et ça, personne ne veut en arriver là, je refuse de rendre un travail médiocre.
Ne pas se forcer inutilement la main, donc, car ce n’est que pure perte de temps pour un rendu trop moyen par rapport à nos ambitions professionnelles.
On déjoue notre flemme, on biaise en changeant notre rythme ou on fait tout autre chose en attendant que cela revienne et l’écriture n’en sera que meilleure et plaisante !