Quand j’ai créé mon blog de « maman » en 2009, je ne pensais pas qu’il m’emmènerait là où je suis aujourd’hui.
Il s’agissait d’un blog de petites chroniques plus ou moins humoristiques racontant ma vie de mère et tout ce que cela implique en terme de joie, d’angoisse et de doigts dans les prises à éviter. Un blog, donc, à destination des parents principalement, vous aurez saisi.
Ce blog m’a permis de rencontrer un éditeur qui a eu confiance en moi pour publier mon livre et mes désormais clients actuels et futurs pour qui je fournis du contenu rédactionnel sur le thème enfants/parents.
C’est mon domaine principal d’activité à ce jour, bien que je m’amuse tout autant à créer des dossiers sur des vélos électriques ou des fiches techniques de chaises de bureau (on est multi-tâches ou on ne l’est pas).
Cependant, écrire sur le sujet « enfants » et sur la parentalité peut être quelque chose de très différent.

Ah ?

Oui, oui. Je vous assure. Il ne faut jamais (JAMAIS !) s’adresser à la cible parentale comme à n’importe quelle cible.

Danser sur des œufs

Les sujets afférents à la parentalité sont légions et sont bien plus « touchy » qu’un débat sur les chocolatines et les pains au chocolat.
Si on ne parle « que » du sujet de l’éducation, déjà, il faudra bien prendre garde à la cible initiale. Les différents modes d’éducation deviennent parfois un véritable terrain de chasse à « celui qui a raison ». Hors, on sait bien que personne n’a vraiment raison sur ce genre de sujets, puisqu’aucun parent ni aucune éducation ne peut être qualifiée de parfait-e-s.
Mieux vaut traiter le sujet de manière détournée, avec humour, détachement et un maximum de diplomatie pour ne pas se retrouver à gérer des centaines de commentaires furieux le lendemain d’une publication.

Connaître les parents à qui on s’adresse

Selon le site sur lequel sera publié l’article traitant de la parentalité ou des enfants de manière générale, il faudra prendre quelques précautions.
A commencer par bien définir les lecteurs de ce site.
Les gros sites généralistes drainent des parents aux regards diamétralement opposés sur des points comme l’éducation, la santé de l’enfant, la grossesse, la scolarité, l’humour etc…
Les plus petits sites, sur des sujets plus ciblés, rassemblent quant à eux des lecteurs parents qui consultent les articles en connaissance de cause, pour s’informer plus que se divertir, on adaptera donc le ton et le forme en fonction de ce que l’on peut déjà savoir de ces publics cibles ainsi qu’éventuellement de ce qu’on a pu noter de leurs réactions antérieures sur les réseaux sociaux des sites concernés.

La culpabilité en guise d’épée de Damoclès

La culpabilité est LE souci numéro un du parent lambda, à croire que ce sentiment nait en bonus entre le nouveau-né et le placenta. Écrire à destination des parents, c’est savoir donc jongler avec cette donnée et ne pas rentrer dans des jugements tranchés emprunts de bons sentiments moralisateurs pour ne pas en rajouter.

Encore une fois, si on connaissait la façon parfaite d’éduquer les enfants ça se saurait, alors, lorsque l’on parle d’eux, on reste dans le conseil bienveillant en slalomant entre les polémiques improductives, et on génère plutôt un véritable réseau qu’un buzz incontrôlable.